LES 5 SECRETS DES COUPLES QUI FONCTIONNENT

Yannick Calendreau
3 janvier 2017

Depuis plus de 15 ans, j’ai aidé des centaines de couples à mieux fonctionner, à mieux communiquer.

Grâce à mon coaching, ils ont compris comment fonctionnait la relation, quels en étaient les enjeux.

Ils ont pu identifier les points précis dans leur relation pour amenait du conflit.

Aujourd’hui, vous aussi vous pouvez profiter de mon coaching en mode virtuel grâce à ma formation en ligne.

J’ai créé 7 vidéos dans lesquelles je vous apporte de l’information essentielle afin de bien comprendre comment fonctionne un couple.

Ensuite, je vous enseigne une technique simple, mais efficace pour communiquer dans votre relation.

Terminé les conflits. Terminé les incompréhensions. Désormais, vous aurez tous les outils pour vivre une relation authentique et sereine.

On me demande souvent de donner quelques clés pour mieux vivre son couple.

Depuis treize ans que je fais de la consultation de couple, j’ai pu voir quelles sont les forces des couples qui marchent.

J’en ai noté 5

1. LES NON-DITS

La première force d’un couple qui marche c’est un couple qui régulièrement nettoie ses non dits.

Dans mon livre, Heureux en couple, Guide pratique, je dédie un chapitre aux non-dits. Les non-dits sont le poison du couple. Un non-dit est une souffrance que vous avez vécue enrelation et que vous avez gardée pour vous.

Chaque fois que vous créez un non-dit, vous mettez votre relation en danger, car, tôt ou tard,ce non-dit aura une répercussion sur votre relation. Cependant, tout ne doit pas être dit non plus. En effet, si chaque fois que vous vivez une difficulté en relation avec votre conjoint vous l’exprimez, vous risquez de passer beaucoup de temps à parler de vos frustrations. Vous devez décider de ce que vous pouvez dire ou pas. Sachez toutefois que ce que vous choisirez de taire ne disparaîtra pas. Généralement ce non-dit se range dans la boîte « à ressortir plus tard ». Cependant, si vous déterrez vos vieilles frustrations, vous risquez que votre partenaire vous ouvre la boîte : « Tu n’avais qu’à le dire avant. »

Ce que vous choisissez de taire, en l’occurrence les vieux non-dits, a une date de péremption. Quand ils sont trop anciens, vous ne pouvez plus les resservir dans la relation. Par exemple, il serait malvenu de répondre : « Et moi alors, ça fait vingt ans que je supporte tes manies. » Si vous avez accepté ses manies pendant vingt ans, c’était votre choix et cela relève de votre responsabilité.

Tous les non-dits que vous avez acceptés se logent dans l’inconscient et viennent se rajouter à tous ceux que vous avez déjà enfouis. C’est ce que j’appelle « l’ardoise ». Par exemple, c’est pour cette raison que vous réagirez parfois de façon extrêmement violente face à une situation apparemment tout à fait anodine. En effet, le cumul de tous vos non-dits finit par vous étouffer. Cette ardoise finit par emprisonner vos sentiments pour votre partenaire et tue la relation. Comme au café, vous devez régulièrement payer votre ardoise.

Si vous avez choisi de parler d’un non-dit, choisissez toujours le bon moment : un moment calme, tranquille. Un couple avisé est un couple qui vide régulièrement ses non-dits. Choisissez une soirée paisible à la maison, sans les enfants, et libérez-vous de vos non-dits. Vous libérer de vos non-dits ne signifie pas que votre conjoint doit forcément réagir à la suite de cela.

Sa responsabilité est d’accueillir vos non-dits avec toute l’empathie et l’amour possible.

Après avoir exprimé un non-dit, il se peut que vous ayez aussi besoin de changer la situation afin qu’elle ne se reproduise plus ou du moins s’améliore.

Lorsque nous vivons à plusieurs, nous n’avons pas le luxe de garder des non-dits. J’ai visité plusieurs endroits où des gens ont choisi de vivre ensemble. On appelle cela des habitats partagés. Dans chacun de ces endroits, les habitants ont mis en place des réunions régulières afin de régler leurs non-dits. Ils se regroupent et la personne qui a un non-dit l’exprime pour trouver une solution.

J’ai moi-même vécu cela lors de ma formation de thérapeute à Montréal (Canada). A la fin de la première année, les étudiants ont pour consigne de régler les non-dits qui ont pu se créer entre eux pendant toute l’année. Puis, si aucune issue au non-dit n’est trouvée, celui-ci est partagé en groupe avec l’aide d’un formateur. C’est un exercice relationnel puissant. Souvent, lorsque vous exprimez un non-dit, vous vous rendez compte que l’autre était à mille lieues d’imaginer ce qui se passait pour vous. Un grand nombre de nos nondits sont la conséquence de mauvaises interprétations dans une situation donnée. Régler vos non-dits en famille crée également du lien entre les gens. Il se peut qu’une émotion monte lorsque vous exprimez votre non-dit, car vous pouvez avoir été blessé. Le fait de montrer votre blessure permet à l’autre d’être sensible à vous et, par conséquent, de créer du lien.

On ne crée un vrai lien avec les autres qu’à travers l’émotion. C’est parce que vous aurez vécu un moment fort ensemble que vos liens se renforceront, que ce soit dans la douleur ou dans le bonheur. En exprimant vos non-dits et en vous laissant toucher par vos émotions, vous consolidez les liens qui vous unissent.

2. PRIVILÉGIER LA RELATION

Un couple qui fonctionne privilégie la relation. Souvent, la vie nous emmène malgré nous dans ses méandres : le boulot, les amis, la famille, les enfants et en bout de course on oublie son couple.

Les couples qui fonctionnent, prennent du temps ensemble. Ils cherchent la compagnie l’un de l’autre. Si vous vous laissez embarquer par tous les autres aspects de votre vie, vous allez laisser votre couple sur le bord de la route.

Un couple est comme une plante qu’il faut arroser régulièrement, sinon elle se dessèche. Attention, si vous l’arrosez trop, elle mourra également. Il faut trouver un juste milieu.

Prenez du temps ensemble. Partez un weekend dans une petite chambre d’hôtes et faites de longues marches sur la plage. Faites garder vos enfants et sortez au cinéma, allez au restaurant. Quand les enfants sont couchés, une fois de temps en temps, n’allumez pas la télévision et discutez, parlez de tout et de rien, de la vie en général, de politique. Bien sûr, évitez les conversations qui amènent du conflit comme sa mère ou ses amis du foot.

Quoi qu’il en soit, le couple est le pilier de la famille. Si le couple vacille, la famille tombe.

Si vous n’alimentez pas votre relation, une fois que les enfants seront grands, vous vous retrouverez à coté d’un ou d’une étrangère. Vous devez toujours gardez le lien avec votre conjoint.

Je vous ai dit plus haut que la relation s’arrose régulièrement, mais attention de bien faire attention que les deux arrosent la relation et pas juste un, sinon se dernier s’épuisera et ira chercher ailleurs quelqu’un à qui parler.

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3. LES COUPLES QUI FONCTIONNENT S’ÉCOUTENT

L’écoute est essentielle dans un couple. Je pense que 90% des problèmes de couple viennent d’une incapacité à écouter l’autre.

Il y a rarement des problèmes de fond dans un couple, c’est-à-dire une raison tellement énorme qu’elle vous empêche de continuer la relation. Quand je parle de problème de fond, je veux parler de violence, d’alcoolisme, de drogue, etc….

Ecouter c’est commencer par se taire. Cessez d’interrompre l’autre. Laissez-le aller jusqu’au bout de sa pensée. Quand on écoute son conjoint exprimer un ressenti, on a souvent envie de lui dire ce qu’on pense de ce qu’on est en train d’écouter.

Par exemple, votre conjoint vous exprime une difficulté face à votre comportement et tout de suite, vous avez envie de vous expliquer, de vous justifier, de dire pourquoi vous avez fait cela. N’en faites rien. Ne vous justifiez pas, ne vous expliquez pas. Laissez l’autre exprimer tout ce qu’il à a dire, jusqu’au bout.

Avant de parler de vous, reformulez toujours ce que vous venez d’entendre. En fait, le but est de faire en sorte que la personne en face se sente bien entendue dans ce qu’elle a à vous dire. Si vous interrompez l’autre pour vous justifier ou vous expliquer, il s’ensuit un jeu de ping-pong interminable. Tant et aussi longtemps que celui qui parle ne se sentira pas entendu, ce que vous aurez à dire ne sera pas accueilli et votre point de vue ne sera pas entendu.

Quand vous reformulez, vos phrases peuvent commencer par « donc tu me dis que… » ou bien « toi, tu penses que… » ou encore « j’entends que, l’autre jour, j’ai… ». Vous pouvez terminer la discussion en demandant : « Est-ce bien cela que tu cherches à me dire ? » ou bien : « Ai-je bien compris ce que tu ressens ? ». Si vous avez bien reformulé, votre conjoint peut alors répondre naturellement à ce moment-là : « Oui, c’est ça. Comme ça fait du bien de me sentir entendu par toi sans me sentir jugé. »

Reformuler ne signifie pas approuver. Le fait de reformuler ce que vous venez d’entendre ne veut en aucun cas dire que vous êtes d’accord. L’une des plus grandes difficultés que je rencontre en thérapie de couple, c’est de faire comprendre aux couples que l’on peut entendre un reproche, le reformuler sans pour autant être d’accord. Vous pouvez ne pas être d’accord avec les faits, mais en aucun cas vous ne pouvez exprimer une désapprobation face au ressenti de l’autre. Un ressenti est toujours légitime, même si l’interprétation des faits diffère d’une personne à l’autre.

Vous et votre conjoint pouvez avoir vécu la même situation mais en éprouver un ressenti différent. Eh bien, les deux ressentis sont légitimes ! C’est pour cette raison que l’on reformule le ressenti et non les faits. Souvent, dans leurs disputes, les couples s’attachent aux faits : « Tu as dit ça », « Non, je n’ai pas dit ça ».

Lorsque vous lâchez prise sur les faits pour vous concentrer uniquement sur le ressenti, il en résulte une grande libération, car il n’y a plus de désaccord possible : un ressenti étant toujours légitime.

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4. NE PAS CHANGER L’AUTRE

Ne pas changer l’autre veut dire tout simplement l’accepter tel qu’il est. Nous sommes tous très différents. Nos histoires de vies sont différentes, nos éducations respectives diffèrent. Lorsque nous entamons une relation amoureuse, toutes ces différences refont surface et sont parfois exacerbées par la relation, surtout si nous vivons ensemble 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. A un moment donné, ces différences risquent fort d’envenimer la relation.

Il est essentiel, lorsque nous nous installons en couple, de travailler à l’acceptation des différences de l’autre et de les voir comme des complémentarités de nos personnalités respectives. Accepter que l’autre fasse les choses différemment de moi, qu’il remplisse le lavevaisselle à sa façon, qu’il ait besoin de parler plus que moi, qu’il plie le linge à sa façon, qu’il remplisse les placards à sa façon. Nous avons tous des idées préétablies sur la façon idéale de faire les choses dans une maison ou au bureau, car c’est ainsi qu’on nous les a enseignées.

Accepter la différence de l’autre, c’est lâcher prise sur notre façon unique de voir le monde pour s’ouvrir aussi sur la vision du monde de l’autre.

Et s’il y avait une autre façon d’agir ?

Voilà la question que vous devez vous poser lorsque vous êtes agacé parce que votre conjoint a laissé une lumière allumée alors que votre mère vous a tarabusté pendant toute votre enfance pour que vous éteigniez les lumières. Vivre en couple demande beaucoup de lâcher-prise et d’acceptation de la différence de l’autre.

Parfois certaines différences sont plus difficiles à accepter que d’autres. Certaines s’avèrent même inacceptables pour vous. Il est de votre responsabilité de voir ce qui est acceptable ou non pour vous dans votre couple. Également, si votre conjoint gifle régulièrement vos enfants pour les punir et que vous ne pouvez accepter cela, plutôt que de vouloir changer l’autre, vous devez expliquer en quoi ce comportement est inadmissible pour vous et trouver un compromis pour harmoniser vos conceptions de la vie. Souvent, nous nous rendons compte que finalement, dans un couple, il y a peu de choses inacceptables. Rappelez-vous que les gens ne se rencontrent pas par hasard et si vous avez été attiré par une personne à un moment donné, c’est sans doute parce que vous partagiez un grand nombre de points communs. Si vous lâchez prise sur tous les détails du quotidien, vous verrez finalement que presque tout peut être négocié.

Ne pas vouloir changer l’autre, c’est aussi ne pas vouloir le sauver. J’ai souvent entendu l’un des membres d’un couple dire « j’ai essayé de l’aider ».

Vous ne pouvez aider personne en voulant le changer et surtout vous ne pouvez amener personne à changer si, il ou elle ne l’a pas décidé. La seule façon d’aider une personne, c’est de le laisser faire le chemin qu’elle a à faire et simplement de dire ce que l’on vit. Parfois, vous allez observer chez votre conjoint un comportement, une attitude que vous savez souffrante pour lui et de laquelle vous aimeriez qu’il sorte. Par exemple, ce ronger les ongles, fumer, jouer à des jeux d’argents, manger trop, etc. D’abord, vous devez évaluer à quel niveau ce comportement vous affecte. Si cela a peu de conséquence sur vous, vous allez le lui faire remarquer, en disant « je fais cela pour l’aider ». Si le comportement vous affecte beaucoup et menace votre bien-être et le bien-être de votre famille, vous lui direz carrément de changer. Bien sûr, entre ces deux choix, il y a toute la zone grise de comportements acceptables et parfois carrément énervants.

Vous ne pouvez amener personne à changer ou à prendre conscience de ses comportements négatifs sans beaucoup d’affection, d’amour, de compréhension et d’accueil. En tant que conjoint, vous avez deux choix possibles dans une telle situation. D’abord celui de vous protéger, de prendre soin de vous quand l’autre tombe dans ses attitudes. Tout simplement en vous posant la question « est-ce que cela m’affecte à ce point-là ? ». Le deuxième choix est de dire à l’autre ce que vous ressentez de le voir agir ainsi. Par exemple vous pouvez dire « cela me rend triste quand je te vois …. . J’ai peur que tu … ».

Cependant, en aucun cas vous ne pourrez changer l’autre en lui montrant que ce qu’il fait est mal ou pas bien. Tout ce que vous ferez c’est le culpabiliser un peu plus. Sachez qu’une personne dans un fonctionnement souffrant est souvent bien conscient de son attitude mais incapable d’en sortir. Il faut donc beaucoup de patience et d’amour pour accepter l’autre avec ses limites et ses peurs.

 

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5. PROPOSER DES COMPROMIS

Un couple qui fonctionne trouve toujours des compromis aux situations conflictuelles. Sans compromis il n’y a pas de couple possible. Un couple c’est comme une entreprise. Il faut gérer le budget, les entrées les sorties, les clients (vos enfants), les fournisseurs, les associés, les partenaires (la famille), etc. Et comme toute entreprise, il faut trouver des solutions qui conviennent à tout le monde en cas de conflit.

Quand une entreprise va mal, en général, on s’assoit à la table des négociations et on discute. Dans un couple, c’est la même chose. Si votre conjoint a pris l’habitude d’arriver à 20 h, tous les soirs et de se mettre les pieds sous la table et que vous ne le supportez plus, proposez un compromis, apportez une solution, plutôt que de le juger de ne pas participer ou de ne pas donner de coup de main.

Si votre femme à tendance à faire chauffer la carte bleue chaque samedi et que vous le vivez mal, proposez un compromis. Vous aurez toujours plus de résultat si vous proposez un compromis plutôt que d’attendre que l’autre change.

Pourquoi sommes-nous agacés par les comportements des autres ? Souvent parce qu’ils viennent chercher chez nous un ressenti difficile et nous font toucher à des sentiments désagréables. Par exemple, si votre mari arrive tous les soirs à 20 h, peut-être êtes-vous réactivé dans le non respect ou l’injustice. Prenez conscience de votre ressenti et regardez d’où il provient dans votre histoire. Peut-être avez-vous pu observer votre père faire la même chose et votre mère se plaindre de ça. Du coup, face à la souffrance de votre mère, vous avez transféré sur votre père votre colère de voir votre mère souffrir.

Ainsi, en prenant conscience de l’origine de votre souffrance, vous pouvez choisir de fonctionner différemment que votre mère, tout simplement en proposant un compromis.

Proposer un compromis c’est d’abord regarder d’où l’autre part pour avoir un tel fonctionnement. C’est essayer d’abord de comprendre l’autre. Ensuite, plutôt que de le juger, c’est d’essayer de proposer un fonctionnement différent afin que tout le monde y trouve son compte. Je reprends l’exemple du mari qui rentre à 20 h. Un compromis ça n’est pas de dire à votre mari « je te propose qu’au lieu de rentre à 20 h, tu rentres à 19 h ».

Ca n’est pas un compromis, c’est un ordre. Votre compromis ne doit pas amener l’autre à changer, mais plutôt à vous de voir comment vous pouvez vous sentir mieux quand il rentre à 20 h. Ainsi, si le fait que votre mari rentre à 20 h vous déclenche parce que vous préparez le repas avant pour être prête pile à 20h quand il rentre, du coup vous pouvez proposer de ne manger qu’à 20 h 30 et ainsi en arrivant il donne un coup de main.

Votre compromis peut aussi se trouver à un autre niveau. Dans un couple il faut de la justice, c’est-à-dire que les deux protagonistes aient le sentiment d’en faire à la même hauteur que l’autre, sauf si vous acceptez d’en faire plus que l’autre. Ainsi, si vous préparez le repas tous les soirs parce que votre mari arrive à 20 h, vous pouvez proposer que le weekend, il prépare les repas pour vous alléger.

Encore une fois, l’important c’est que tout le monde s’y retrouve.

Alors plutôt que de juger l’autre de ne pas faire ce qu’il faut, proposez un compromis.

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